Après les bords du Léman, direction le Valais, les Alpes et la grimpette.
On se croirait chez Heidi entre pâturages et forêts, cascades et torrents, le tout couronné de sommets parfois enneigés. Les cloches sonnent et nous croisons des champs de Marguerites (i.e. de vaches) au milieu des fleurs sauvages. Un paysage montagnard ponctué par de jolis chalets de bois, que nous ne manquons pas d’apprécier.
La montée continue. Plus un arbre ne pousse à cette altitude. Les crêtes minérales se rapprochent. Soudain, un cri d’alerte ! Nous découvrons avec joie un groupe de marmottes en plein jeu sur l’autre versant. Plus loin nous verrons une de celles qui veillent. Car les sommets sont plein de vie et nous nous régalons à chercher l’origine de chaque alarme.
« Toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus fort ! » Fort Boyard
Nous marchons maintenant sur la route ré-ouverte depuis peu. La neige s’est appropriée le sentier et les chamoines nous ont avertis contre le risque d’avalanches. Il fait frais et cela nous change. Nous admirons les parois de neige et de glace. Curieux, nous goûterons à l’eau pure qui s’en écoule. Un délice.
Le col, enfin ! Les contours de l’hospice se dessinent avec la promesse d’une douche, d’un lit et d’une boisson chaude. Le père Raphaël nous accueille avec gentillesse. Après une pause (et un goûter), nous visitons le musée et le chenil des Saint-Bernards. Après la messe, un repas copieux et tout le monde au lit.
100 m et bienvenue en Italie ! Nous résisterons à la terrasse au bord du lac toujours gelé sous les regards d’un bouquetin et d’une horde de chamois. La descente commence, attention aux genoux.
« Tu t’assoies et tu donnes ! » L. C.